16/06/2006

Cinéma: Cash Brandy est de retour!

Après plus de cinquante années au Service Secret du Maire-Président, le toujours séduisant agent 069 nous revient pour un 23ème opus très attendu par le public mercépolien. Cette nouvelle aventure, intitulée Dying Is Not Enough, est en tout point conforme à la recette qui a fait le succès de la série depuis 1959, année de la sortie du désormais classique Cash Brandy vs The Octopus; à l'époque déjà, Cash Brandy - interprété par l'athlétique Connor Flaherty - sauvait le monde d'un chantage planétaire orchestré de main de maître par un méchant charismatique aux pouvoirs illimités. Cette fois encore, le monde libre est en péril dans ce cocktail détonnant de gadgets high-tech, d'érotisme chic et d'ultra-violence glamourisée; l'irréstistible espion devra démanteler une secte millénariste (qui n'est pas sans évoquer les Ninos de Satana...) et nous entraînera tour à tour au Vénézuela, dans le désert libyen et... dans les bas-fonds de Rogdäï pour une poursuite en roller-blades qui devrait rapidement s'imposer comme un classique du genre.

Cependant, même s'il s'inscrit globalement dans la continuité, le film marque une rupture sur un point essentiel: Cash Brandy sera désormais interprété par l'acteur d'origine indienne Milos Banerjee, par ailleurs frère cadet du producteur Burnett Banerjee qui finance le film. Si certains groupements de fans émettent les plus grandes réserves quant à la capacité de l'acteur à se glisser dans la peau du célèbre playboy-agent secret, la production se veut rassurante: "Nous avons voulu faire évoluer le personnage, a déclaré Tilt Banerjee, le porte-parole d'Helium Productions. Cash Brandy est un personnage pratiquement universel, et il n'y a pas de raison qu'il ne reflète pas le cosmopolitisme de notre Ville, dont il demeure à l'étranger l'un des symboles les plus représentatifs".

Les inconditionnels font la moue; certains interprètent cet audacieux changement comme un détournement communautaire pur et simple. Ou, pour citer le commentaire ouvertement ironique d'un fan plus que sceptique: "Cash Brandy avec un turban... On est en plein Bollywood!".

D'autres observateurs murmurent plus sérieusement que cet étrange choix de casting serait davantage dû à la discrimination positive appliquée dans l'industrie cinématographique mercépolienne qu'à un réel choix artistique, et ce d'autant plus que Burnett Banerjee est depuis janvier l'actionnaire majoritaire d'Helium Productions et le détenteur des droits absolus sur la franchise Cash Brandy.

En attendant, le public jugera par lui-même, puisque le film sort le 21 juin prochain sur tous les écrans mercépoliens. En avant-première sur ce site, pour les plus impatients, voici un extrait de la bande-son, que l'on doit une fois encore au compositeur Othon Liefs.

 

15:58 Écrit par EPG | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Bon d'accord mais... Milos Banerjee dans le rôle de Cash Brandy me choque moins que le rôle de prêtre tenu par le transsexuel exhubérant Zaza "lullaby" Mollah dans le film 'Les pélerins du sunflower'. Je crois qu'on peut parler de dérive de la discrimination positive. A quand un nain dans le rôle de Maciste?

Écrit par : Roc Zaratoustra | 16/06/2006

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